15 jui. 2007

Reflexion sur l’utilisation de la salle info

Par : yverhoeven

   

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CAHIER DES CHARGES 
  • Salle de classe et dispositifs

Pas plus de deux élèves par poste, de manière qu’ils soient actifs. L’utilisation des casques (avec un doubleur de casques ou amplificateur permettant d’ajouter des élèves autour d’un poste de travail) est un dispositif idéal, car nous gérons un monde sonore. Il est alors possible d’impliquer pleinement un d’autres élèves. Respect des autres, respect des propositions et des manipulations du camarade associé. Constitution de mini groupes pour échanger les idées.
Le professeur doit avoir une maîtrise complète du logiciel et du matériel. La mise en route des machines, l’ouverture des logiciels requière une organisation quasi militaire, suivie d’un espace de liberté. Le professeur prendra rapidement des options pour faciliter la mise en route, et même, prévoira une position de repli de manière à pouvoir gérer les impondérables de la technique. Dans cette perspective, l’utilisation d’un protocole : cables, alimentation, capacités des ordinateurs, stockage…est utile. Beaucoup de place (disque dur, mémoire vie) sera nécessaire. De préférence, éviter le dispositif en réseau, si il n’est pas géré par un adulte, administrateur du réseau de l’établissement. Il est important qu’un élève puisse faire écouter l’état d’avancement de son travail aux autres.
Le dispositif qui consiste à relier des « postes » à la chaîne stéréo, donne l’occasion aux élèves de s’extraire du casque. L’imprimante, tout comme le clavier ne sont pas des outils indispensables, cependant dans le cas ou ils sont disponibles, ils induisent une pédagogie différente.
Un « tutoriel » peut être utilisé pour le démarrage, la mise en route, le « Bidouillage ». Garder à l’esprit que ce document fige la situation pédagogique. Le document écrit, constitue un support qui donne une marge d’autonomie à l’élève.

  • Classe/élèves

Chaque « poste » sera accessible à 100%. Les postes disposés de manière à favoriser la circulation et les échanges, seront le plus souvent situés à la périphérie de la classe, les élèves étant placés de dos par rapport au centre de l’espace. Il est à noter que le professeur, dans cette situation d’enseignement, éprouve le sentiment d’être davantage animateur et totalement responsable. Toutes les classes et les niveaux d’enseignement sont concernés par les pratiques sonores technologiques.

  •  Objectifs

 L’exploration du timbre sonore force l’élève à affiner son écoute, à se poser des questions, pour réinvestir ses perceptions, dans l’audition. Les paramètres physiques d’un son, sont mieux compris, assimilés, exploités. L’approche d’une forme musicale, la découverte par exemple d’un conducteur, d’une orchestration, des plans sonores…sont facilités
Le visuel matérialise le sonore, l’audiogramme donne corps aux perceptions de l’oreille. Quelque soit le niveau de connaissances des élèves, tous sont concernés.
La motivation est accrue, les situations d’autonomie permettent à l’élève d’avancer à son rythme, de bénéficier d’une forme de tutorat (professeur/élèves), de jalonner l’année par des temps de bilan, passages obligés qui constituent des points d’orgue. Tous les élèves se trouvent en situation de pouvoir faire des propositions. L’effet dynamique ainsi obtenu rejaillit sur l’ensemble du groupe. L’élève est en situation de produire et de confronter son travail à celui des autres, de communiquer, expliquer, présenter, justifier, comparer. Cette situation pédagogique tisse des liens étroits avec les autres disciplines d’enseignement.
L’élève musicien aborde les notions musicales, espace, temps, couleur, forme. Par exemple le travail sur les structures permet d’aborder différents types de formes musicales, d’en inventer aussi. Les élèves adoptent une posture de musicien, anticipent, façonnent, apprécient, critiquent. Les perceptions sonores sont plus aiguisées. Les ponts entre styles et époques sont aisément établis.
L’exigence avec soi même est sollicitée, et ce, dès le travail sur table comme dans le temps du « bidouillage ». Ces situations de travail permettent de développer le sens de l’esprit critique.

  •  Projet

 Elaboration
Le projet sera finalisé après un temps d’expérimentation. Placer l’élève dans une démarche artistique, être compositeur c’est, entre autre, faire des choix. Partie qui peut être frustrante et dont le professeur envisagera la gestion.
Le projet « collectif » se décline en projets individuels, il s’inscrit dans les programmes, porte sur les fondamentaux de la discipline ou/et des aspects transversaux. Il donne lieu à la pratique personnelle des élèves.
Au départ, la situation pédagogique ne nécessite pas de pré requis indispensables (les a priori sont forts sur ce point). Elle n’engage pas de savoirs faire musicaux relevant d’un enseignement spécialisé ; la maîtrise du geste technique, souvent principale entrave à l’accès à la pratique musicale, ne fait plus écran face à la musique, les compétences musicales développées sont de nature à favoriser l’accès à une culture musicale humaniste. Sous cette forme l’art des sons concerne tout le monde. On peut aussi se passer des pré requis informatiques, cependant ce type de travail permet aussi de valider des compétences du B2I.

 Temps
Le temps consacré à la pratique musicale technologique est assez libre. Un projet mené sur 6/7 semaines constitue une amplitude temporelle raisonnable. L’éducation musicale implique une diversité des situations d’expression sonore. La pratique musicale technologique ne peut exclure les autres formes d’expressions musicales.
Les groupes n’avancent pas à la même vitesse. Comment résoudre ce problème ? Le temps accordé pour réaliser le projet, fait parti du contrat d’objectif. Les élèves apprennent à organiser leur travail en prenant en compte cette contrainte.
 Pour ceux qui terminent rapidement un ensemble de questions peuvent être posées : est-ce pertinent de retoucher ? Jusqu’ou peut on « peaufiner » ? Peut on modifier sans détériorer ? Pour ceux qui n’ont pas terminé d’autres questions se posent : Comment présenter le travail ? Faut-il intégrer des éléments ébauchés ?...

  •  Nature de la production musicale

Nous pratiquons la non exclusion dans les idées et les propositions. Un enregistrement permet de fixer le travail accompli. Il devient un objet mis à nu, permet de « s’entendre », et d’être curieux à l’écoute des séquences réalisées par les autres. La restitution constitue un temps privilégié.

  •  Démarche pédagogique

Programmer les séquences à partir du projet, et ménager des temps d’ajustement.L’implication du professeur est fortement sollicitée. Ce travail peut être considéré comme un passage obligé pour toutes lesclasses. Un roulement sur l’année scolaire permettra d’adapter, de personnaliser les projets à la situation du moment, aux besoins repérés.

  •  Evaluation

Les élèves sont placés dans une dynamique de succès. Noter devient difficile. Les critères de notation, présentés et partagés par tous vont servir de grille de lecture. Ainsi, les élèves peuvent se donner des critères et s’auto évaluer. Notons que le plus souvent, ils butent sur la dimension esthétique. L’évaluation d’une production musicale autre, celle du professeur, une œuvre contemporaine…contribuera à développer le jugement esthétique.
Les critères du professeur pourront être ajoutés à ceux des élèves.

Grid Musique Créteil

Janvier 2004

Responsable du groupe : Régine Julien IA-IPR Education Musicale

 

 
 
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